Paul Bocuse était lui-même un collectionneur invétéré. Portrait du Marco Polo de la « chine »

19 février, 2023 | LES GENS | 0 commentaires

Fin de notre série Bocuse collector qui vous aura passionné durant toutes les vacances. Il faut souligner que Monsieur Paul était lui-même un collectionneur et un chineur hors pair, notamment de limonaires. En janvier 2018, notre contributrice Jocelyne Vidal nous décrivait la passion compulsive de ce toqué de chine… Dossier Bocuse collector #8. MP

Texte : Jocelyne Vidal – Comment écrire – en 1993 déjà ! – un premier opus sur les Puces, sans interviewer Monsieur Paul ? L’empereur de la gastronomie me donne aussitôt rendez-vous aux Puces de Vaise où il prend avec humour toujours, la pause marmoréenne… Son double de cire du Musée Grévin serait-il en vente ? Pas du tout ! Avant le coup de feu de midi, M. Paul fait tout simplement sa tournée dominicale, en voisin. « C’est toujours quand on ne cherche rien qu’on trouve »…

Une collection de pots lyonnais de 46 cm, une paire d’antiques pieds de bancs de jardin… Le toqué de chine rêve de les assortir à un bec de gaz de l’ancienne fonderie de Molsheim, puis cultive le style Britannicus dans le fauteuil en « V » de ses amis Yves et Martine Dumas. Des brocanteurs qui partagent avec Maurice Bramy et Roger Henri, la lourde responsabilité de « voir mes petits-enfants ne plus savoir que faire de tout ce que j’ai accumulé chez moi et dans mon grenier ».

A la Feyssine, la petite musique de la nostalgie s’est tue

Des limonaires aux crémaillères, des aiguières aux chambres à coucher de l’ancien hôtel Ruhl, des candélabres aux automates, des livres de cuisine aux albums de cartes postales, le Marco Polo de la chine collectionne les collections depuis les plus belles heures de la Place Rivière. « C’était le bon temps où tout le monde se connaissait, les Italiens venaient chercher le bonheur avant les potiches ». Las d’attendre leur maestro, courant le monde pour jouer les ambassadeurs de l’art culinaire, les automates ont peu à peu plié boutique.

Les ancêtres des Guignols de l’Info en ont profité pour leur chiper la vedette, un beau matin, en quinze tableaux commémorant les dix ans du Salon de l’Auto : « un superbe orchestre de Bibendums, avec Ramadier au violoncelle, Herriot au piano. » M. Paul s’est empressé d’envoyer sa trouvaille au musée clermontois du pneu avant de voir sa magnanimité récompensée le dimanche suivant, par la découverte d’une bible des gourmets du début du siècle.

« Rarissime » murmure-t-il en savourant comme au premier jour, ce pur plaisir de bibliophile. Depuis le décès de Monsieur Paul, à la Feyssine, la petite musique de la nostalgie s’est tue.

 

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Par : cof4

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